
Un nouveau phénomène vient de secouer l’industrie cinématographique, prouvant une fois de plus que les idées les plus inattendues peuvent générer des succès colossaux. « Backrooms », l’adaptation grand écran d’un concept viral né sur Internet, a non seulement conquis le public mondial, mais a aussi pulvérisé les records du studio A24 en seulement dix jours.
Pourquoi cette actualité attire l’attention ?
Ce n’est pas tous les jours qu’un film, en particulier une production A24 réputée pour ses œuvres souvent plus confidentielles et artistiquement audacieuses, atteint un tel niveau de succès commercial en un temps record. Le fait que « Backrooms » dérive d’une « creepypasta » internet – une légende urbaine numérique – et surpasse des films établis comme « Marty Supreme » (avec Timothée Chalamet) est une prouesse qui interroge sur l’évolution des sources d’inspiration pour Hollywood et le pouvoir de la culture web.
Ce que l’on sait officiellement
Selon Deadline, « Backrooms » a cumulé un total mondial de 212,6 millions de dollars en seulement dix jours d’exploitation, devenant ainsi le film le plus rentable de l’histoire d’A24. Ce chiffre impressionnant dépasse le précédent record détenu par « Marty Supreme » et ses 191,2 millions de dollars. Le film, réalisé par Kane Parsons (dont le court-métrage viral a inspiré le projet), s’est classé troisième au box-office mondial lors de son second week-end, rapportant 50,1 millions de dollars sur 52 territoires.
Ce que cela peut changer pour le cinéma
Ce succès colossal pour « Backrooms » est une victoire majeure pour A24, consolidant sa position comme un acteur majeur capable de rivaliser avec des studios plus établis, même sur le terrain du box-office pur. Il valide également un modèle économique et créatif : celui de transformer des phénomènes de la pop culture numérique en longs métrages. Cela pourrait ouvrir la porte à de nombreuses autres adaptations de « creepypastas », de mèmes ou d’autres contenus viraux, potentiellement redéfinissant la manière dont les studios identifient et développent de nouvelles franchises. Pour Kane Parsons, c’est une consécration et une preuve éclatante du potentiel des jeunes créateurs issus du web.
Les points forts à surveiller

- L’origine virale : Le concept des « Backrooms », avec ses couloirs infinis et son ambiance anxiogène, a déjà une base de fans immense et engagée, ce qui a sans doute alimenté le bouche-à-oreille et l’intérêt initial.
- Le studio A24 : Connu pour sa curation de films de qualité (comme « Everything Everywhere All at Once » ou « Hérédité »), A24 apporte une crédibilité artistique à un projet issu d’Internet.
- Le genre horreur/thriller : Le film s’inscrit dans un genre populaire, capable de générer de gros revenus avec des budgets souvent plus modestes.
- L’effet de curiosité : Beaucoup de spectateurs, même non familiers avec l’IP originale, ont été intrigués par l’idée d’un tel film.
Ce qui pourrait diviser le public
- Fidélité à l’IP originale : Les fans de la « creepypasta » pourraient être divisés sur la manière dont le film a interprété ou étendu l’univers des Backrooms, certains préférant peut-être l’ambiguïté et le mystère de l’original.
- Accessibilité : Le concept des Backrooms est par nature abstrait et anxiogène. Le film pourrait ne pas plaire à ceux qui recherchent une narration plus traditionnelle ou moins déroutante.
- Répétition du concept : Le risque avec les adaptations de ce type est de diluer l’impact de l’idée originale en l’étirant sur un long-métrage, ce qui pourrait entraîner des longueurs ou un manque de profondeur pour certains.
Notre avis
« Backrooms » n’est pas seulement un succès commercial, c’est un véritable phénomène culturel qui témoigne de la capacité du cinéma à puiser dans les sources d’inspiration les plus contemporaines. Le pari d’A24 de transformer une « creepypasta » en un film majeur est audacieux et payant. Au-delà des chiffres, cela marque une étape importante dans la reconnaissance du potentiel créatif des contenus générés par les communautés en ligne. Le film de Kane Parsons semble avoir réussi à capturer l’essence de l’horreur liminale qui a rendu les Backrooms si fascinantes, tout en l’adaptant pour le grand écran. C’est une œuvre à surveiller de près, non seulement pour son impact immédiat mais aussi pour les portes qu’elle ouvre pour l’avenir de l’industrie.
Conclusion
Le succès fulgurant de « Backrooms » est un signal fort pour l’industrie : les frontières entre la création amateur sur Internet et le cinéma professionnel s’estompent. A24 a prouvé qu’il était possible de transformer un phénomène viral en un blockbuster indépendant, ouvrant la voie à une nouvelle ère d’adaptations. Reste à voir si d’autres studios suivront cette tendance et si le « viral IP » deviendra la nouvelle mine d’or d’Hollywood. Une chose est sûre, le monde du cinéma ne sera plus tout à fait le même après le passage dans les « Backrooms ».